c - Espoirs et risques

 

 

 

Tout espoir concernant le clonage humain dit « reproductif »sont lointains et incertains. Toutefois, il existe de nombreux espoirs concernant le clonage dit « Thérapeutique ».Ainsi grâce à cette technique on pourrait remplacer des cellules malades par des cellules clonées sans qu'il y ait un risque de  rejet de cette greffe. Actuellement les plus grands espoirs concerne les maladies dégénératives du cerveau comme Parkinson ou encore Alzheimer. On pourrait même réparer ou re-fabriquer un organe en entier comme le cœur après un infarctus. Cependant il se heurte à de nombreuses limites techniques. On ne sait pas aujourd'hui réaliser cette opération sur les animaux. Sauf pour ce qui concerne les greffes de moelle osseuse et de peau, de nombreuses années de recherche sont encore nécessaires avant que les solutions soient au point chez l'homme.
Il existe deux obstacles majeurs :
 Les cellules souches ne sont pas utiles en tant que telles, quelle que soit leur origine. Elles servent à produire de grandes quantités de cellules dont le type correspond au tissu à restaurer. Orienter la différenciation des cellules souches et contrôler leur multiplication une fois qu'elles sont administrées à un patient sont des opérations très difficiles, non maîtrisées actuellement.
 Les cellules injectées, sauf cas exceptionnels, sont très rapidement éliminées : elles sont rejetées par le système immunitaire du receveur. La seule façon naturelle d'éviter ce rejet est de prélever les cellules souches chez le receveur et de les multiplier avant de les lui réinjecter.

 

 

 Les résultat produit lors de l’utilisation de cellules souches chez les animaux révèlent que la majorité des essais ont eu lieu jusqu'ici chez la souris  et la plupart d'entre eux porte sur les maladies auto-immunes (arthrite, diabète, etc.), la dégénérescence du système nerveux et la réparation du cœur après un infarctus. Dans tous les cas, les chercheurs ont obtenu des résultats prometteurs, mais dans des conditions de laboratoire très particulières qui ne sont pas directement applicables à l'homme.
Par exemple, l'injection de cellules souches dans le cœur immédiatement après un infarctus permet une restauration du muscle cardiaque chez la souris. Mais un traitement équivalent chez l'homme, en imaginant que tous les autres problèmes soient résolus, nécessiterait d'injecter des millions de cellules préparées au préalable à partir des cellules souches du patient. Ce n'est pas compatible avec la brutalité d'un infarctus et l'urgence du traitement.

 

 

Les principaux risques envisageables sont :
 Rejet des cellules greffées. Comme pour toute greffe, les cellules souches peuvent être rejetées par le système immunitaire du receveur. La façon la plus efficace d'éviter ce rejet est d'utiliser les cellules souches du patient : multiplication de ses propres cellules souches adultes ou clonage thérapeutique. Mais, en dehors du cas des greffes de peau et de moelle osseuse, aucune de ces techniques n'est opérationnelle actuellement.
 Déclenchement d'un cancer. Les fortes similitudes entre cellules souches et cellules cancéreuses font craindre que les cellules souches puissent déclencher un cancer chez le receveur si leur multiplication n'est pas strictement contrôlée. Ceci est envisageable car les cellules souches placées dans un environnement tissulaire qui n'est pas le leur peuvent rester indifférenciées et former une tumeur.
 Transmission d'agents infectieux. Comme pour toutes les greffes et les transfusions, il faut s'assurer que le donneur n'est pas porteur d'agents infectieux.

 

 

 

 

 

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